Le Vieux-Port, là où tout a commencé...


Le Vieux-Port est, après Notre-Dame de la Garde, le deuxième meilleur symbole de Marseille. Et 92% de ses habitants déclarent s’y rendre (1).

Le Vieux-Port est donc bien le lieu idéal de convergence et de rendez-vous. L’endroit où l’on se retrouve pour célébrer les victoires et partager les grands moments.
Le passage obligé pour tous les défilés. C’est ici que l’on espère sentir battre le coeur de Marseille. Ici que les caméras de télévision du monde entier viennent et reviennent se planter pour filmer la ville et ses habitants, avec l’espoir de capter leur âme.
D’où la nécessité d’en améliorer les accès et d’en faciliter la fréquentation et les usages. 



Depuis que les premiers Grecs ont poussé leur bateau dans cet abri naturel « contre la houle, le vent et l’ennemi », la calanque originelle a beaucoup changé. La ville en a progressivement occupé les trois côtés, qui n’a cessé de se construire et reconstruire sur elle-même. En fonction de l’évolution des activités qu’on y pratiquait et de l’occupation du plan d’eau, la largeur des quais a été modifiée. Du grand livre d’histoire de Marseille, on lit pourtant encore des pages essentielles tout autour du Vieux-Port.

Il importe donc de respecter ce patrimoine qui fait la valeur et l’originalité du site. Le théâtre incomparable du Vieux-Port, où les bateaux, mâts dressés entre les maisons, continuent d’entrer dans la ville, au lieu que la ville se contente comme ailleurs de s’étaler le long du rivage ; la magie de l’endroit, sa lumière qui change au fil des heures, son décor minéral qu’on dirait raclé par le vent et que le couchant recouvre d’un voile doré, tout cela qui fait un trésor du paysage marseillais ne mérite pas la lente mais sûre asphyxie consécutive à un trop-plein de voitures.
Il fallait donc agir sans se contenter de simplement réagir. L’appel lancé au talent des architectes, urbanistes et paysagistes tenait d’une prière : rendez le Vieux-Port aux Marseillais et à leurs hôtes !

(1) Sondage CSA/MPM réalisé du 28 février au 3 mars 2011 auprès de 1000 habitants de Marseille Provence Métropole âgés de 18 ans et interrogés à leur domicile.